Domaine CHEVROT et FILS    Grands vins de BOURGOGNE

19 route de COUCHES  71150 CHEILLY-les-MARANGES  FRANCE
Accueil du Lundi au samedi  9h-12h00 et 14h-17h00 
Dégustation sur rendez-vous

Du Maranges au Santenay

Situé à la porte Sud de la côte de Beaune, le vignoble de 20 ha produit 15 Appellations d’Origine Contrôlée. Le terroir est argilo-calcaire principalement situé sur des affleurements datant du Trias supérieur (-230 à –195 millions d’années) et du Jurassique inférieur (-195 à –175 millions d’années).

Les vignes ont 30 ans en moyenne, la plus vieille vigne plantée par le Grand-Père il y a 75 ans témoigne du soin apporté à la viticulture tant au niveau de la maîtrise des rendements qu’au respect du terroir (entretien du sol et protection du vignoble intégrée).

Des Caves Voûtées datant de 1798

Le Domaine CHEVROT et FILS s’articule autour d’un corps de bâtiment bicentenaire possédant d’exceptionnelles caves voûtées où sont logés et élevés les vins en fûts de chênes (20 % renouvelés chaque année). Depuis le Domaine s’est doté d’une cuverie et d’un chai à bouteilles entièrement thermo-régulés.

Pablo et Vincent CHEVROT, tous deux titulaires d’un diplôme en œnologie, gèrent le domaine depuis plus de 10 ans.

Domaine familial depuis 1830, des générations de Chevrot se sont succédées. La nouvelle génération incarnée par Pablo et Vincent engage dès 2008 la certification en Agriculture Biologique.

Le domaine s’étend actuellement sur 18 ha, principalement sur les appellations Maranges et Santenay.

Notre engagement : respect des terroirs et de la nature

« Nous cherchons à produire des vins fidèles à leur terroir, traduisant à travers leurs goûts toutes les qualités de l'environnement dans lequel poussent les Vignes (Géologie, pédologie, écosystème, hydrologie, altitude, pente, exposition).

La bio est à la base de cette recherche d'équilibre. Bannir tous les intrants de synthèses qui viennent perturber à tous les nivaux nos vignes et les caves nous a parut primordiale mais nous cherchons a aller encore plus loin.

Nous plaçons l’environnement au centre de nos préoccupations car nous sommes convaincus qu'un écosystème riche et en bonne santé est le garant d'un raisin sain, au gout complexe et profond, équilibré pour une vinification la plus naturelle possible. »

 

Se passer des herbicides et labourer au cheval

En 2006, nous avons décider de nous passer des herbicides et de travailler les sols.

Le labour est une discipline difficile et à géométrie variable. Pour réussir à maitriser l’herbe, il est indispensable d’anticiper au maximum les travaux, de travailler dans des bonnes conditions et surtout d’avoir les bons outils pour s’adapter au millésime.

Depuis maintenant 2 ans, nous nous sommes lancés dans le labour à cheval. Nous travaillons 5 ha de cette façon. Nous sommes très satisfaits des résultats : en plus de limiter les tassements du sol, le travail effectué est précis et efficace. Nous souhaitons acquérir rapidement un second cheval pour doubler la surface labourée au cheval d’ici 3 à 4 ans.

Former les salariés aux méthodes préventives : une stratégie gagnante

Nous cherchons à intéresser les salariés au quotidien dans leur travail. C’est pourquoi nous accordons beaucoup d’importance à leur formation, notamment sur la physiologie de la vigne, afin que tous puissent adopter des bonnes pratiques qui permettent de lutter de façon préventive contre les maladies du vignoble.

Pour nous, c’est une stratégie gagnant-gagnant : améliorer le bien-être au travail tout en améliorant l’état général de nos parcelles.

Ainsi, tous les salariés qui taillent la vigne ont été formés à la taille Guyot-Poussard. Cette taille, plus respectueuse des flux de sève, permet de limiter le développement des maladies du bois comme l’ESCA.

Les salariés qui travaillent dans les vignes lors des travaux de printemps ont également été formés au respect des flux de sève, notamment lors de l’ébourgeonnage (suppression des rameaux non fructifères).

Cela permet de faciliter la taille suivante et de créer un microclimat défavorable aux maladies comme le mildiou ou l’oïdium, en limitant les entassements de végétations.

Introduire des engrais verts pour gagner en autonomie

Semer des engrais verts consiste à cultiver des plantes entre nos rangs de vignes et de les enfouir dans le but d’augmenter la fertilité d’un sol, et non pour les récolter. Cela permet également de décompacter et de restructurer les sols grâce aux systèmes racinaires des espèces choisies, et de limiter l’érosion des parcelles en hiver.

On associe généralement des graminées (avoines, seigle…) pour la structure du sol, des légumineuses (lentilles, trèfles…) qui fixent l’azote de l’atmosphère et des crucifères (moutarde…) pour les autres éléments minéraux ou pour décompacter.

La difficulté a été d’adapter un semoir classique aux rangs de vignes étroits que nous avons en bourgogne. Nous avons travaillé collectivement avec d’autres vignerons et l’Atelier Paysan pour concevoir et fabriquer un semoir pour vignes étroites.

Nous sommes très satisfaits des premiers résultats. Cette technique nous permet de gagner en autonomie sur la fertilisation et d’améliorer le fonctionnement globale de nos sols. »